Chronique culturelle par REGKagemi
Du directeur artistique Ushio Amagatsu, qui illustre le désir de tirer sens et beauté de notre présence sur terre. Sept danseurs maquillés de blanc cassé créent sept tableaux faits d’eau et de sable, de cendre et de sang, de vie et de mort. Défiant le mouvement et l’immobilité, ces abstractions d’humanité sont animées de forces mystérieuses qui les propulsent dans un monde onirique.
Nous sommes allés voir ce spectacle en primeur nord américaine cette semaine.
On avait bien hâte d'y assister car le descriptif et le visuel étaient alléchants et la critique était unanime à encenser ce spectacle.
Disons qu'on a été quelque peu déçu.
Le spectacle a mal commencé par quelque chose qui ressemblait à une séance de Tai Chi au ralenti par un des danseurs.
Pendant 10 ou 15 interminables minutes, le danseur levait un bras très tranquillement, pivotait lentement sur lui-même et effectuait d'autes gestes somme toute assez banals mais toujours le plus lentement possible.
Par la suite, les autres danseurs sont entrés en scène et les interactions entre eux étaient plus animées et visuellement plus intéressantes.
Mais il y avait toujours le danseur du début qui revenait régulièrement et nous refaisait son Tai Chai.
Malgré tout, certains tableaux étaient intéressants, les costumes étaient très bien et la musique était particulièrement bonne.
Nous n'avons rien compris de l'histoire qui s'est déroulée devant nos yeux, et si l'on se fie aux soupirs que l'on pouvait entendre autour de nous tout au long du spectacle, nous n'avons pas été les seuls.
Contrairement à ce que l'on pouvait lire dans l'hebdomadaire Voir, nous n'avons pas été "fascinés par la beauté de la scénographie, ni subjugués par la présence des sept danseurs et par l'intensité de la vie qui pulse dans l'extrême lenteur du geste."
De plus, alors que ce spectacle était supposé illustrer le "désir de tirer sens et beauté de notre présence sur terre", il n'a fait que me questionner pendant une heure trente sur le sens de ma présence dans la salle de spectacle.
En tout cas, peut-être que l'on n'est pas assez zen pour avoir apprécié le spectacle à sa juste valeur, mais je me dis que, étant à des lieues de me prétendre le moindre talent en danse, si je suis capable de faire facilement ce que je vois dans un spectacle de danse, c'est pas fort fort.
Donc bravo pour la musique et pour les costumes, mais pour l'action on repassera.
1 commentaire:
Merci pour cette chronique, j'ai bien aimé.
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