Chronique culturelle par ELLE
La fin de Casanova
Le château de Dux, en Bohème, le 31 décembre 1799, une heure avant minuit. Alors que l’on festoie dans la salle des banquets, le très vieux Giacomo Casanova, faible éclat de lumière confiné dans un réduit monacal, brûle les lettres d’amour de toute une vie et s’apprête à fuir. C’est alors que, comme dans un conte de l’Arétin, surgit une toute jeune fille vêtue en garçon, qui murmure au « Juif errant de l’amour » : « Voilà ce que je viens vous dire : je vous aime. »
Nous sommes allés voir cette pièce samedi soir dans laquelle Casanova est interprété par Pierre Lebeau. Quel comédien ! J'ai beaucoup aimé cette pièce. Le public est assis sur des chaises sur la scène autour de la chambre où se déroule l'action, comme si nous étions des témoins voyeurs de ce drame. L'action se déroule très près physiquement de nous.
Le personnage principal fait le deuil de ce qu'il a été et de ce qui n'est plus possible. La déchéance qui peut survenir lors de la vieillesse était très bien dépeinte ici ainsi que la tristesse et l'amertume qui peuvent accompagner cette étape de la vie. J'y ai cru et j'étais triste pour lui.
Seul bémol: je souffrais avec Casanova sur son malheur mais je souffrais du même coup du popotin. En effet, l'absence de ce dernier dans mon cas rend les séances prolongées sur une chaise en bois quasi insuportables. Un conseil pour tous ceux qui sont affligés d'une morphologie ingrate de cette section: amenez un coussin !
1 commentaire:
Belle critique la soeur. Je suis ces critiques très assidûment. Je n'ai pas le temps d'aller au théatre, vous me faites sortir un peu.
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