lundi 2 avril 2007


Chronique culturelle par ELLE : Forets

Odette annonce à ses amis réunis qu'elle attend un enfant. Elle apprend peu après qu'elle est atteinte d'un cancer. Elle devra choisir entre sa vie et celle de son enfant. Elle choisira celle de son enfant. Seize ans plus tard, la fille d'Odette va tenter de remonter le cours du temps avec l'aide d'un paléontologue à qui son père a confié un crâne fragmentaire retrouvé dans un charnier de camp de concentration. Or un fragment retrouvé dans le cerveau d'Odette correspond parfaitement à la partie manquante de ce crâne. Dans cette recherche quasi archéologique, l'adolescente exhumera du passé six générations de femmes, aux destins malheureux et bouleversants, et remontera le cours de l'histoire jusqu'à la guerre de 1870 où tout commence, car à chaque génération la grande Histoire intervient sur les histoires singulières.
Voilà l'argument de cette pièce de quatre heures dense et touffue comme les forêts du titre, impossible à résumer tant les intrigues se croisent, se superposent, s'imbriquent. Le sujet évoque les tragédies antiques où règnent le parricide, l'inceste et le meurtre. La pièce passe sans cesse de la quête à la reconstruction d'un passé dont on ne sait pas très bien s'il est réel ou fantasmé.

On entre dans cet univers pour n'en ressortir, pantelant, épuisé, ayant éprouvé des émotions diverses et contradictoires. Finalement je ne saurais dire avec assurance si j'ai vraiment aimé cette pièce. L'auteur aurait gagné à couper un peu car ce ne fut quand même pas quatre heures de perles et de révélations mais le temps a passé vite et je n'ai quasiment pas eu mal au popotin, ce qui tient du miracle dans mon cas.

Ce ne fut pas ma pièce préférée cette saison mais je ne regrette pas y avoir assisté.

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