Je suis allé voir ce film en fin de semaine car j'ai une passe pour aller voir un film gratuit à chaque mois et je devais donc aller voir mon film de février avant que le mois ne se termine.J'ai choisi ce film non pas parce que je voulais vraiment le voir mais parce que c'est ce qu'il y avait de plus potable et je n'avais entendu que des critiques dithyrambiques à son sujet.
Wow, quelle belle surprise j'ai eu !!!
J'ai été totalement séduit par ce film et je le recommande fortement à tout le monde.
C'est sûr que si vos films préférés ont tous comme acteur principal Jakie Chan ou Steven Seagall, vous n'allez peut-être pas l'aimer, mais pour tous les autres c'est un must.
Ce sera probablement un des meilleurs films de l'année.
Donc tout ce que vous avez entendu à propos de ce film est vrai.
Voici ce que Manon Dumais du Voir avait à dire sur le film:
Quiconque n'a jamais lu une ligne des deux premiers romans de Marie-Sissi Labrèche risque d'en prendre plein la gueule devant Borderline. Faite de fureur et de tendresse, la plume de Labrèche dépeint avec force humour noir, une crudité bien assumée et un sens de l'observation singulier le destin d'une fille (la jeune Laurence Carbonneau et Isabelle Blais) née d'une mère folle (Sylvie Drapeau), élevée par une grand-mère autoritaire (Angèle Coutu), et qui, faute de s'aimer, ouvre les jambes afin de se faire aimer.
Bref, le genre de livres qu'on ne met pas entre n'importe quelles mains. Surtout pas lorsqu'il s'agit de transposer le tout, dans le cas présent, Borderline et La Brèche, au grand écran.
Heureusement, le destin a voulu que l'exercice échût à Lyne Charlebois, à qui l'on doit des bijoux de clips, dont ceux, oniriques, de Daniel Bélanger, et de courts métrages, dont le magnifique Mardi (je ne m'aime pas) avec Anne-Marie Cadieux. Ainsi, entre les mains de cette réalisatrice, qui cosigne le scénario avec la romancière elle-même, l'univers de Marie-Sissi Labrèche ne perd rien de sa beauté brutale.
Confié à un(e) cinéaste moins sensible, cet univers aurait pu se traduire en un film misérabiliste, complaisant et prétexte à exploiter le corps sublime d'Isabelle Blais dans une suite de scènes torrides. Or, chez Charlebois, secondée de main de maître par le directeur photo Steve Asselin, Borderline s'avère une saisissante peinture d'un milieu pauvre ponctuée de scènes à caractère sexuel prenant l'allure d'envoûtants rituels.
Signant une mise en scène fluide grâce à laquelle le passé et le présent se chevauchent et se font écho, la réalisatrice ne renie certes pas les originaires littéraires du scénario, se servant intelligemment de la voix off de la narratrice, qui trouve sa rédemption par l'écriture, et allant même jusqu'à faire danser les mots de Labrèche sur l'écran. Enfin, au milieu de ce poème visuel règnent trois grâces: Drapeau et Coutu, qui ont fait fi de leur coquetterie pour embrasser des rôles ingrats, et Blais, hypnotique et impudique comme l'écriture de Labrèche, qui a donné sans compter pour endosser l'un des rôles les plus exigeants de sa carrière.
Pour terminer, je laisse donc des critiques de cinéma parler à ma place car c'est exactement ce que je pense de ce film merveilleux:
"J'ai été jeté à terre par ce film. Extraordinaire." René-Homier Roy
"Courez voir ce film! Lumineux, plein d'espoir." Alexandra Diaz, Les Nouvelles TVA
"Un film émouvant, marqué par des performances d'actrices exceptionnelles." Marc-André Lussier, La Presse
"Un film qui nous hante longtemps." Claude Deschênes, Le Téléjournal, Radio-Canada

2 commentaires:
Merci pour cette critique, je veux maintenant le voir...quand je vais pouvoir.
Julie
le popcorn y'était comment lui?
Janvier
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